Sport et olympisme source d'une référence morale universelle ?
![]()
Le sort réservé au Tibet et à son peuple par la Chine, les tribulations de la "flamme olympique" et les déclarations que ses déboires provoquent, ne peut que susciter chez un esprit curieux, une interrogation, un doute sur cet "idéal de pureté", cette "référence morale universelle" sensée être mise à mal par les briseurs de rêves des sportifs "de haut niveau".

Pour rester dans l'actualité, un article de Andy McSmith dans The Independent, du mardi 8 avril 2008, intitulé "Aryan ideals, not ancient Greece, were the inspiration behind flame tradition" ("Les idéaux aryens, pas la Grèce antique, furent l'inspiration derrière la tradition de la flamme Olympique" version traduite par "JFG-QuestionsCritiques), rappel que l'histoire de l'olympisme moderne n'est pas une suite de moments glorieux, qu'il y a même des précédents qui devraient encourager la recherche de sens.
Bien qu'il ne fût pas Nazi et qu'il ait été nommé pour organiser les Jeux avant l'arrivée au pouvoir des Nazis, Diem s'est très rapidement adapté au nouveau régime et termina la guerre comme chef militaire fanatique, exhortant les adolescents allemands à mourir comme des Spartiates plutôt que d'accepter la défaite. Des milliers le firent, mais pas Diem, qui vécut jusqu'à 80 ans.
Il vendit à Josef Goebbels - en charge de la couverture médiatique des Jeux - l'idée selon laquelle 3.422 jeunes coureurs aryens devraient porter des torches en feu le long d'un trajet de 3.422 km, depuis le Temple d'Héra sur le Mont Olympe jusqu'au stade de Berlin.
Ce fut son idée que la flamme soit allumée sous la supervision d'une Grande Prêtresse, utilisant des miroirs pour concentrer les rayons du soleil, et qu'elle passe de torche en torche tout au long du trajet, afin que lorsqu'elle arrive à Berlin elle ait une pureté quasi-sacrée...."
Pour aller plus loin : "Les arènes totalitaires - Hitler, Mussolini et les jeux du stade" de Daphné Bolz, CNRS éditions, janvier 2008.
Mots-clés : Sport, démocratie
![En Haut [^]](/public_images/skins/itheme/fleche-haut-13.png)






ATHLETE ET CITOYEN
ATHLETE ET CITOYEN
Le serpent qui se mord la queue, voilà en résumé le résultat de l’attribution des JO à la Chine.
Les politiques Chinois avaient -ils imaginé, en faisant acte de candidature à l’organisation des JO de 2008 et le CIO en leur accordant, toutes les conséquences ? La caisse de résonance offerte par cet événement planétaire a réveillé de nombreuses « frustrations » dissidents, Tibétains, séparatistes…
Aujourd’hui, après avoir essayé de policer leur image les masques tombent. Difficile de connaître l’étendue de la répression vu que les journalistes sont personnes non grata.
Mis devant le fait accompli, les sportifs qualifiés pour les JO sont dans une position cornélienne. j’imagine difficilement que ces derniers ne soient pas troublés par ces événements et par la situation plus générale des droits de l’homme en Chine.
Alors que faire ?
Boycotter les jeux ? C’est beaucoup demander aux athlètes quand on connaît à la fois la somme de travail pour atteindre le haut niveau et le « graal » que représente une participation aux jeux.
Otages des choix plus que contestables du CIO, les athlètes se sentant concernés par la situation du pays hôte, pourront-ils, sans se faire sanctionner, manifester leurs désapprobation ?
Pour éviter que cette situation se répète des critères tels que : le pluralisme politique, syndical, religieux, ainsi que la liberté d’expression devraient être pris en compte par les commissions d’évaluation du CIO.
En ce qui concerne Pékin 2008, L’idée émise par Reporter Sans Frontières de boycotter la cérémonie d’ouverture marquerait de manière forte l’engagement du mouvement sportif en faveur des libertés fondamentales.