Avr. 08 09

Version imprimable Sport et olympisme source d'une référence morale universelle ?


Version du drapeau du Tibet (1912-1949) présentée par le 13e Dalai Lama, Thubten Gyatso, en 1912, qui continue à être employée par le gouvernement tibétain en exil mais proscrite par la République populaire de Chine. Son origine remonterait au VIIe siècle sous le règne du roi du Tibet Songtsen Gampo.
Le sort réservé au Tibet et à son peuple par la Chine, les tribulations de la "flamme olympique" et les déclarations que ses déboires provoquent, ne peut que susciter chez un esprit curieux, une interrogation, un doute sur cet "idéal de pureté", cette "référence morale universelle" sensée être mise à mal par les briseurs de rêves des sportifs "de haut niveau".

 

Pour rester dans l'actualité, un article de Andy McSmith dans The Independent, du mardi 8 avril 2008, intitulé "Aryan ideals, not ancient Greece, were the inspiration behind flame tradition" ("Les idéaux aryens, pas la Grèce antique, furent l'inspiration derrière la tradition de la flamme Olympique" version traduite par "JFG-QuestionsCritiques), rappel que l'histoire de l'olympisme moderne n'est pas une suite de moments glorieux, qu'il y a même des précédents qui devraient encourager la recherche de sens.
" (...) L'ensemble du rituel, avec ses connotations païennes, a été conçu par un Allemand, le Dr Carl Diem, qui organisa les Jeux de Berlin en 1936.

Bien qu'il ne fût pas Nazi et qu'il ait été nommé pour organiser les Jeux avant l'arrivée au pouvoir des Nazis, Diem s'est très rapidement adapté au nouveau régime et termina la guerre comme chef militaire fanatique, exhortant les adolescents allemands à mourir comme des Spartiates plutôt que d'accepter la défaite. Des milliers le firent, mais pas Diem, qui vécut jusqu'à 80 ans.

Il vendit à Josef Goebbels - en charge de la couverture médiatique des Jeux - l'idée selon laquelle 3.422 jeunes coureurs aryens devraient porter des torches en feu le long d'un trajet de 3.422 km, depuis le Temple d'Héra sur le Mont Olympe jusqu'au stade de Berlin.

Ce fut son idée que la flamme soit allumée sous la supervision d'une Grande Prêtresse, utilisant des miroirs pour concentrer les rayons du soleil, et qu'elle passe de torche en torche tout au long du trajet, afin que lorsqu'elle arrive à Berlin elle ait une pureté quasi-sacrée...."

Pour aller plus loin : "Les arènes totalitaires - Hitler, Mussolini et les jeux du stade" de Daphné Bolz, CNRS éditions, janvier 2008. 

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