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Version imprimable Petite histoire de la digue de la Nourriguel à Larmor-Plage -3

de mars 2006 à avril 2007


Troisième et dernier billet de la série "petite histoire de la digue de La Nourriguel" (-1 ; -2) publiés pour "rafraichir la mémoire" avant d'aller apporter une contribution à l'enquête publique, consultable des aujourd'hui, lundi 22 octobre 2007, à la mairie de Larmor-Plage.



Cette dernière partie, qui couvre l'année 2006 et le début de l'année 2007, voit se préciser les projets et la mise en route des procédures. Les riverains sont de plus en plus présents, ils exercent une pression pour qu'une solution soit rapidement mise en oeuvre, mais ils sont également critiques sur les projets envisagés. L'intervention de l'association "Rade Environnement" rappelle qu'une intervention sur le "trait de côte" aura des conséquences bien au-delà du site.
L'intervention d'un membre de l'association des riverains, apporte un nouvel élément dans ce dossier, qui est la recherche d'un "coupable", point qui a son importance au vu des sommes qui vont être engagées.


Photo Bruno octobre 2007

DIGUE DE LA NOURRIGUEL : LES PROCÉDURES LANCÉES AVANT LES PROJETS
On le sait, les procédures administratives sont longues et complexes lorsque l'on parle de domaine public maritime ou que l'on touche au domaine de l'eau. Ainsi, le conseil a décidé, hier, de lancer les procédures de concession du DPM en vue d'un enrochement sur la pointe de Toulhars, les autorisations au titre de la loi sur l'eau pour le réensablement de la plage et le concours de l'Équipement maritime pour le montage opérationnel du dossier. Quant aux projets, ils ne sont pas encore totalement précisés, semble-t-il. Des compléments d'études viennent de parvenir à la mairie qui doit saisir les commissions concernées. La municipalité s'est également engagée à réunir les riverains de cette digue mise à mal par les tempêtes.
Notons au passage que, lors du débat d'orientations budgétaires de l'année 2006, ont été évoquées les études pour le réensablement de la plage de la Nourriguel.
(Le Télégramme du 02/02/2006 Rubrique: Larmor-Plage)



NOURRIGUEL : UNE DIGUE SUPPLÉMENTAIRE EN PROJET
Quelle solution pour protégée la digue de la Nourriguel, un peu plus fragilisée à chaque tempête et forte marée ? Les riverains réunis au sein des Amis de la Nourriguel ont fait le point sur l'étude de protection lancée par la municipalité.
 
L'association des Amis de la Nourriguel, qui regroupe une cinquantaine de familles, s'est réunie vendredi soir, à l'hôtel des Rives du Ter, afin d'informer ses adhérents de l'avancement de l'étude lancée par la municipalité. « Cette dernière avait invité une partie d'entre nous, le 14 février, afin de nous présenter le résultat des études de courantrométrie et les projets de travaux », explique le président, Jean-Marc Le Carour.

Une digue, deux variantes
Les bureaux d'étude proposent la protection de la digue actuelle par du sable et, pour retenir celui-ci, la création d'une digue supplémentaire qui permettrait de dévier le courant et de conserver un apport très important de sable de la carrière des Kaolins, et cela avec deux variantes possibles. La première consiste à créer une digue de 100 m de longueur, sur trois mètres de haut, qui démarrerait de la pointe rocheuse, au niveau de la rue du Soleil et se dirigerait vers le large. Elle aurait pour effet de conserver l'apport de sable de 3 à 4 m de hauteur, avec une pente de 10 %. Le coût et estimé à 600.000 €. La seconde option prévoit la création d'une digue, deux fois plus longue, qui partirait du pied du fort de Kernével et rejoindrait « Le
cochon », avec apport de sable sur la totalité de l'anse. Coût estimé : 1,2 M€. La granulométrie du sable des Kaolins apparaît correcte aux bureaux d'étude. « Le sable du dragage du chenal devant Kerpape ne sera pas disponible avant 2009 ! Celui de la rade ne semble pas assez propre », souligne Jean-Marc Le Carour.
2006 étant une année de grandes marées, les riverains sont pressés de trouver une solution. « La municipalité a d'ores et déjà gagné du temps en anticipant les démarches administratives et, si tout se passe bien, dans 18 mois, les travaux sont terminés », a expliqué le président.

Nouveau rendez-vous dans un mois
Les riverains, globalement favorables à ces travaux, ont émis toutefois quelques réserves ou interrogations. « Les travaux de consolidation du mur actuel vont-il perdurer ? Dans le cas de la petite digue, quid de la protection des maisons situées au niveau du parc de la Citadelle ? Ne risquent-elles pas un contre-coup ? », demande un habitant de ce quartier qui, comme ses voisins, préférerait la version longue digue. « Les camions de travaux ne risquent-ils pas de défoncer nos rues ? Quels matériaux, quelle esthétique pour ces digues ? La grève de la Nourriguel ne risque-t-elle pas de devenir une plage avec, en conséquence, des problèmes de stationnements ? Et enfin peut-on consulter l'étude et le projet à la mairie ? ». Le bureau de l'association va faire remonter à la mairie, toutes ces interrogations. « Nous nous retrouverons dans un mois pour faire le point avec de nouvelles réponses », a conclu le président. (Le Télégramme du 13/03/2006 Rubrique: Larmor-Plage)



DIGUE DE LA NOURRIGUEL : DES QUESTIONS DEMEURENT
L'association des Amis de La Nourriguel s'est réunie lundi, en assemblée générale. La trentaine de participants a écouté les informations données par le bureau que préside Jean-Marc Le Carour. Pour se convaincre du bien fondé du projet de protection, une nouvelle réunion publique a été demandée.

Où en est exactement le projet de protection de la digue de la Nourriguel ? La réponse a été apportée par le bureau de l'association, mais le besoin d'information des riverains n'a, semble-t-il, pas été satisfait. Des interrogations demeurent. On sait que deux bureaux d'études ont travaillé, à la demande de la commune, sur la protection de la digue. Ils sont favorables à l'installation d'un épi -parfois appelé aussi digue- entre l'extrémité du boulevard, côté rue du Soleil et le rocher du Cochon. Sur cet épi viendrait se coller un rechargement très important de sable de kaolin : 30.000 m3 sur une épaisseur de 3 m répandus sur une
grande partie de la grève.

« Stopper l'hémorragie »
« Cet épi de 100 mètres ne risque-t-il pas de créer un effet de siphon de l'autre côté, mettant en péril les propriétés du parc de la Citadelle ? ». Les interrogations ne manquent pas. A ce jour, plus de 1,8 M € ont été dépensés pour consolider et réparer la digue, construite voici 100 ans de manière assez hétérogène, selon les moyens financiers de chaque propriétaire. « Il faut stopper l'hémorragie ». Le public a regretté de ne pouvoir visualiser un plan ou un document expliquant en images et en chiffres le projet retenu à ce jour. Le 5 juillet, le conseil municipal a voté à l'unanimité l'approbation du projet d'épi et le dépôt de sable des kaolins. Le conseil a lancé les procédures de consultations pour la désignation d'un maître d'oeuvre, pour le choix des entreprises, et la demande de subventions.

Près de 600.000 €
Le coût prévisible de l'opération : 250.000 € pour le sable; 135.000 € pour l'épi; 75.000 € pour la remise en état de la voirie; assistance au maître d'ouvrage et maîtrise d'oeuvre, 18.000 €; études complémentaires, frais d'enquête publique (qui démarrera fin novembre) et dossiers administratifs, 22.000 €, ce qui donne un total de 598.000 € TTC. Les crédits seront inscrits au prochain budget. Le bureau de l'association demandera une nouvelle réunion publique avec la ville et les techniciens qui ont élaboré le projet d'épi. Il a été souhaité que cette réunion se fasse durant les prochaines vacances de la Toussaint, afin de permettre aux résidents secondaires d'y assister. (Le Télégramme du 12/07/2006, rubrique : Larmor-Plage)


DIGUE DE LA NOURRIGUEL : RADE ENVIRONNEMENT VEUT PROTÉGER LE SITE
Dans une lettre, l'association Rade Environnement demande au maire de revoir le projet de réensablement de l'anse de La Nourriguel. Le président, Didier Loncle, écrit ainsi : « Nous avons pris connaissance de votre projet d'aménagement de La Nourriguel et de la construction d'une digue perpendiculaire au rivage, divisant l'anse en deux parties, avec un apport de sable de kaolin sur au moins trois mètres de hauteur, face à la pointe de Toulhars. Ce projet nous paraît contribuer à détruire définitivement cet espace côtier de notre littoral. L'objectif de protéger les immeubles et biens situés en front de mer, s'il est bien le but principal poursuivi, n'implique pas, de notre point de vue, la réalisation immédiate de cette digue monumentale ni la création d'une plage artificielle avec le budget important que vous avez indiqué. Il nous paraît encore possible et nécessaire d'étudier une solution alternative qui ne détruirait pas irrémédiablement le site de La Nourriguel et se révélerait probablement moins coûteuse pour le contribuable local. Nous vous proposons donc d'examiner une solution en deux phases : 1. Construire un
nouveau mur avec les moyens techniques modernes disponibles : fondations profondes, ferraillage sérieux, béton de qualité, parallèle au mur actuel et en légère avancée sur la grève, protégeant les maisons d'infiltrations souterraines éventuelles. 2. Procéder à la surélévation par enrochement de la pointe de Toulhars fortement érodée depuis quelques années, soit par des travaux réalisés tels que le chenal secondaire soit par l'action de la mer. Or, cette pointe faisait office de digue et servait de protection naturelle contre la houle orientée vers la rade. Sa dégradation ne lui permet plus de remplir son rôle, de freiner ou dévier les plus fortes vagues avant qu'elles ne heurtent directement le mur de Kernével ». (Le Télégramme du 02/09/2006, rubrique: Larmor-Plage)


DIGUE DE LA NOURRIGUEL : L'ÉPI DE 110 MÈTRES RETENU
Les riverains de la digue Nourriguel ont assisté nombreux vendredi, à la réunion publique d'information, organisée par la municipalité dans la salle des fêtes. Les représentants de la DDE et du cabinet d'études Géos ont présenté le projet d'épi de 110 mètres et la création d'une grève.

Les lourds assauts de la mer durant les dernières années mettent en péril la digue de la Nourriguel et plusieurs habitations. Les techniciens du cabinet d'études Géos ont présenté aux riverains le projet de préservation de la digue qui a été retenu, c'est-à-dire la création d'un épi de 110 mètres, à hauteur de la rue du Soleil, complété par un fort apport de sable de kaolins pour créer une grève. « Cette grève empêchera la mer d'arriver au pied du mur; même à marée haute, cette bande de sable laissera la mer à 30 mètres de la digue par certains endroits et 15 mètres aux endroits les plus fragilisés », ont-ils expliqué.

Préserver l'aspect esthétique

L'aspect esthétique de l'épi a été abordé. Pour préserver la vue, il sera réalisé en roches et bardages en bois, sachant qu'un côté de cet épi sera recouvert de kaolin. Plusieurs riverains ont formulé le souhait d'ajouter à cet épi une protection par enrochement sur la pointe de Toulhars. Les techniciens ont alors expliqué que « non seulement cela serait inutile, car la houle à cet endroit ne dépassera pas 1,20 m, et les vagues viendront se dérouler et se briser d'elles-mêmes sur l'apport de sable de kaolins, mais cela pourrait être néfaste, en créant une petite vasière au pied de cet enrochement ». Le coût financier en serait également alourdi, alors que l'Etat n'attribue pas de subvention et que seuls le conseil général et la municipalité de Larmor-Plage supporteront le coût des travaux. Le procureur, Jean-Michel Frétigny, en sa qualité de riverain, est alors intervenu, mettant en cause la Marine nationale.
Une participation de l'Etat ?
« On peut considérer que la Marine, en draguant un second chenal, a participé à une certaine hauteur à la modification des courants, et donc à l'aggravation de l'état de la digue. Dans ce cas, pourquoi l'Etat ne participerait-il pas aujourd'hui au financement des travaux ? ». Maurice Cougoulic, conseiller municipal d'opposition, a quant à lui suggéré de demander une subvention, au même titre que d'autres communes de la rade au sein de Cap l'Orient.

Début des travaux en septembre
Une enquête publique va être lancée prochainement. Les travaux devraient débuter en septembre 2007 et durer trois à quatre mois.
(Le Télégramme du 31/10/2006, rubrique: Larmor-Plage)


DIGUE DE LA NOURRIGUEL : LES PROCÉDURES SONT LANCÉES
L'association des Amis de la digue de la Nourriguel s'est réunie lundi soir en assemblée générale. Ce fut l'occasion de faire le point sur les projets de protection de cette digue contre les attaques de la mer. À défaut de maire, le président Jean-Marc Le Carrour a accueilli l'adjointe Brigitte Mélin. Il déplore : « elle n'avait pas la possibilité de répondre à toutes nos questions. » Il a donc été convenu d'un prochain
rendez-vous, à la fin du mois, pour obtenir ces réponses. Les riverains de la digue s'interrogent sur un certain nombre de points. D'abord l'engagement de la commune à financer ces travaux importants et, éventuellement, le devenir de cet engagement après les prochaines municipales.

Une enquête publique
S'ils ont bien compris que toutes les procédures administratives étaient lancées, ils attendent l'enquête publique qui leur permettra de faire toutes les remarques nécessaires, à titre collectif comme individuel. Ils attendent aussi la décision de la commission départementale des sites sur le projet qui propose, notamment, de réensabler le site avec des sables résidus de kaolin. «Quel cahier des charges ? À quand l'appel d'offres ? Nous manquons d'informations,» regrette le président Le Carrour. Le bureau de l'association est composé du président entouré de Bernard Gaben, secrétaire et Etienne Collin, trésorier. (Le Télégramme du 12/04/2007, rubrique: Larmor-Plage)

L'enquête publique ouvre aujourd'hui lundi 22 octobre 2007
 




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