Lorient, les inconnues du scrutin de dimanche.
Ces élections législatives, les 13e de la Cinquième République, vont permettre de renouveler nos représentants à l'Assemblée nationale. Les députés sont élus pour 5 ans au suffrage universel direct.
Avec 16 candidats, les places en finale seront cher dans la cinquième circonscription du Morbihan (Lorient, Lanester, Ploemeur, Larmor-Plage) . Pour être élu au premier tour, dimanche, l'un des candidats doit obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés et au moins 25% des suffrages des inscrits.
S'il n'y a pas d'élu au premier tour, le sésame pour pouvoir concourir au deuxième comporte deux possibilités : si plus d'un candidat obtient plus de 12,5% des voix des inscrits, ces "heureux élus" obtiennent le droit d'en découdre le 17 juin ; si un seul ou aucun ne réalise 12,5%, le deuxième tour se déroulera entre les deux candidats arrivés en tête le 10 juin.
A la présidentielle, la Bretagne n'a pas suivi l'ensemble de la France puisque les électeurs bretons, et entre autre ceux de notre circonscription, ont donné la majorité de leurs votes à Ségolène Royale. Ils auront certainement à cœur de confirmer qu'ils sont têtus et fiers de leurs particularismes en ne se laissant pas convaincre de retourner leur veste aux chants des sirènes de la majorité présidentielle.
A droite, il y a troix candidats se prévalant de la "majorité présidentielle". Qui arrivera en tête au premier tour, de Maria Colas (candidate officielle UMP), Fabrice Loher (ex UDF tendance Sarkozy) ou Jean Le Bot (Radical tendance Borloo), chacun étant sur de son bon droit et de sa légitimité. On trouve aussi : Marie-Flore Le Roy (MPF de Villier) et Daniel Bergeron (FN).
Au centre le régionaliste Hervé Le Guen du parti Breton
A gauche, Françoise Olivier-Coupeau représente le parti socialiste, héritière désignée de Jean Yves Le Drian (député sortant, président de la région Bretagne), elle peut craindre un retour des électeurs, lassés du vote "utile", vers le candidat le plus proche de leurs convictions.
L'ancienne gauche "plurielle" (encore en place à la mairie de Lorient) : l'écologiste Jean-Paul Aucher (les Verts), le régionaliste Yann Syz (Régions et Peuples Solidaires UDB), le communiste Thierry Goyet (PCF), veulent se compter tout comme les partis situés à la gauche de la gauche : Guénaël Le Gras (Collectif antilibéral du Pays de Lorient LCR56), Stéphanie Chauvin (LCR), Cyril Le Bail (LO), Julien Le Dimeet (Communistes)
Il reste encore deux candidats "inclassables" : Michel Chevant (MEI Mouvement écologique indépendant) et Jean-Pierre Messarovitch (La France en action)
Mots-clés : Législatives










