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Version imprimable Les dangers du nettoyage mécanique des plages



Le nettoyage mécanique des plages et l'envie de "sable propre" pratique habituelle de notre commune est loin d'être sans risques pour l'environnement et la défense du trait de côte. Par exemple, le nettoyage, même en hiver, de la plage de Toulhars, n'est-il pas un élément agravant du départ du sable pendant les tempêtes du mois de mars?


sur e-meddiat
Rubrique biodiversité.
Publié le 7 avril 2006 par Laurent Mignaux.

Plages : le propre et le sa(b)le

Du sable, du sable et seulement du sable ! Pour le vacancier, une plage propre est une plage sans aucun débris ! Pour ne pas décevoir les touristes, les élus des communes littorales ont désormais recours à des techniques de nettoyage de plus en plus mécanisées : ratissage, criblage, tamisage, ramassage... Face à cette éradication du déchet, quelques communes prennent le contre-pied en tentant de réhabiliter les débris naturels (algues, bois flotté...) qui assurent le maintien de la biodiversité et à long terme l’avenir écologique des espaces côtiers. Une étude menée par le Conservatoire du littoral analyse ces nouvelles représentations sociales du propre et du sale qui nous éloignent progressivement de la nature.

Comment les usagers des plages perçoivent-ils les débris naturels ? Les acceptent-ils ? Sinon, leur comportement est-il susceptible d’évoluer ? Voilà quelles sont les questions auxquelles le Conservatoire du littoral, en association avec la Fondation Procter & Gamble pour le littoral a tenté de répondre, à partir d’enquêtes auprès des gestionnaires et auprès de l’opinion. Les résultats de l’enquête IPSOS laissent apparaître une perception plutôt confuse de la notion de débris "naturel" et une méconnaissance très nette des pratiques de nettoyage, de leurs impacts sur l’environnement, et du milieu vivant. Cela explique certainement que 37% des usagers interrogés se déclarent prêts à changer de plage si les débris naturels n’y étaient plus ramassés. De quoi faire hésiter les élus à réduire les nettoyages mécanisés qui détruisent la biodiversité, mais flattent l’oeil du touriste.... Suite sur :

http://www.ecologie.gouv.fr/emeddiat/article.php3?id_a...

Vers la fin de cet article un lien permet d'accéder à une expérience, qui dot intéresser les élus de notre région qui ne sont pas encore sensibilisés à ce problème, qui pourtant a aussi un impact sur le trait de côte et la diminution de la biodiversité :

Nettoyage raisonné des plages :
un atout pour la Manche

(...) "le nettoyage mécanisé fait sensation sur les grandes surfaces, il laisse une plage "à l’esthétisme irréprochable” même s’il n’y reste plus trace de vie. La manoeuvre supprime la totalité de la laisse de mer, y compris les coquillages et la végétation de haut de plage et empêche une bonne fixation du sable à cause des retournements répétés. En proposant un sable “propre” aux estivants, les communes risquent, à moyen terme, d’accélérer l’érosion du trait de côte et de connaître un problème autrement plus grave" ...

http://www.ecologie.gouv.fr/emeddiat/article.php3?id_arti...


Lire aussi sur le blog du Peuple des Dunes, cet extrait d'un article du journal Ouest-France ;
"Méfiez vous des plages trop propres"



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Commentaires

1 -

Label Bretagne Vivante

Label Bretagne Vivante est le nom de ce  nouveau label, de nouvelles contraintes sur des objectifs précis pour les communes qui veulent l’obtenir, mais un grand pas vers la protection de la biodiversité. Tois objectifs définis pour le moment

1.     Reistreindre ponctuellement la fréquentation des zones ou niche le gravelot à collier
2.     Lutter contre certaines plantes invasives ( algues vertes )
3.     Respecter la laisse de mer.
La laisse de mer est un milieu primordial pour la vie du littoral. Les algues brunes en décomposition alimentent des invertébrés qui , eux-mêmes, alimentent d’autres invertébrés et des oiseaux. Les plantes qui fixent les dunes dépendent aussi des apports de la laisse de mer.
Le nettoyage excessif  des cribleuses, constitue une grave atteinte à la biodiversité.
Il faut féliciter les municipalités bretonnes qui s’engagent dans cette démarche , elles montrent l’exemple et il faut souhaiter qu’elles soient rapidement suivies et que les cribleuses deviennent des  objets de collection.
Ces communes bretonnes agissent pour un vrai développement durable.

Pour en savoir plus lire le texte de François de Beaulieu
http://www.biodiversite2007.org/IMG/Laisse_de_mer.doc

écrit le 16/4/2007 à 21h10

 


verna | Le Vendredi 29/06/2007 à 06:20 | [^] | Répondre

2 - Re:

Verna, j'espère que l'ensemble des communes littorales vont prendre conscience des enjeux.
Les élections municipales seront un moment de choix pour que les habitants sensibilisés à ces problèmes interpellent les différentes listes en présences.

A Larmor-Plage nous ne manquerons pas de le faire.

écrit le17/4/2006 à 20h00

 


Bruno | Le Vendredi 29/06/2007 à 06:22 | [^] | Répondre

 

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