Jui. 08 02

Version imprimable Larmor-Plage cimetière du bourg, lettre au préfet

Un rumeur insistante de déménagement du vieux cimetière

Alors que nous en avions déjà entendu parlé, nous avons eu,ces derniers temps, plusieurs demandes d'informations concernant un déménagement du cimetière du bourg.


Cimetière du bourg à Larmor-Plage, photo archive Bruno Corpet

Tout récemment l'association Environnement Larmor-Plage, dont je suis membre, a reçu un courrier de Monsieur Houitte, contenant une copie d'une lettre adressée au Préfet, et nous demandant d'en faire bon usage. Face à l'inquiétude des personnes, souvent âgées, qui nous ont contacté, il me semble utile de publier cette lettre afin d'interpeller publiquement Monsieur le Maire sur cette question.

Le Rheu le 5 juin 2008

Monsieur Le Préfet,

Je viens vous déranger pour une affaire qui me semble sérieuse.

Les cendres de mon épouse reposent depuis 5 mois dans le caveau familial situé dans le cimetière de Larmor-Plage. Je m'y rends de temps en temps.
La semaine dernière, j'ai entendu une rumeur qui me semble bien fondée d'après les renseignement que j'ai glanés.

La municipalité voudrait supprimer ce vieux cimetière de bord de mer que même des touristes parisiens viennent visiter.
Cela détruirait à jamais l'équilibre de ce village au profit je suppose de constructions qui satisferaient l'avidité de cette nouvelle municipalité.

Dans ce caveau familial reposent :
- le grand-père de ma femme, un ancien gendarme
- son père, mort pour la France des suites de la guerre 14-18
- sa mère, ancienne directrice du groupe scolaire de Merville à Lorient en 1940
- son frère, jeune médecin militaire tué en 1940.
Autour de ce caveau, il y a la tombe d'un fusillé en 1944, une autre tombe pour les disparus corps et bien d'un navire militaire au large de Lorient en 1940.

Tous ces gens ont œuvré pour la France et méritent qu'on les laisse en paix dans leurs tombes.

Que dire de la détresse de la population dont les proches sont dans le cimetière et qui risquent de se réveiller un jour, le fait accompli ?
Car en silence les travaux ont commencé : on recense les concessions perpétuelles et des promoteurs auraient eu des contacts avec la municipalité.

J'ose espérer que cette lettre retiendra votre attention et vous prie de croire à l'assurance de mes sentiments distingués.

Monsieur HOUITTE


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