Juin 08
29
Fête des Coureaux "new look" à Larmor-Plage
Exit les sardiniers, un zest de "La Royale" et la SNSM
Pour cette nouvelle version de la fête des Coureaux, initiée par la municipalité de Larmor,-Plage il n'y a plus les bateaux de pêches à la sardine d'origine n'y même ceux de la pêche contemporaine que l'on voyaient il n'y a pas encore si longtemps. "La Royale" animatrice d'une période récente n'étant plus représentée que par une petite unitée, à l'image des réductions de ses effectifs présents autour de la rade de Lorient.

Photo Bruno Corpet le 29 juin 2008
Bref les traditions maritimes changent et c'est maintenant la SNSM qui est à l'honneur et fait lien avec l'île de Groix pour une démonstration de sauvetage en mer à l'issue de la cérémonie religieuse. La quasi absence de bateaux de plaisance est remarquable!
Cette année la fête des Coureaux commence par la bénédiction des gerbes pour les péris en mer à l'église Notre-Dame, suivie d'une procession vers le théâtre de l'océan.ou a lieu une messe avec bénédiction des coureaux et jets des gerbes en mer à la pointe de Errants face à l'île de Groix.

Photo Bruno Corpet le 29 juin 2008
Pas de bannière de Groix à l'horizon mais celle de Larmor est bien la, alors que le bagad de Ploemeur sonne la fin de la cérémonie religieuse.

Photo Bruno Corpet le 29 juin 2008
La fête des Coureaux trouve, sans doute, son origine dans le lien qui unissait les populations de l'île de Groix à celle du village de l'Armor lorsque la pêche à la sardine était leur principal moyen d'existence, comme le rappel ce texte :
"A l'heure désignée, les marins de Croix placent dans leurs barques le clergé de l'île, en ornements de fête, avec bannières déployées et croix processionnelle. Sur la terre ferme, les pêcheurs de l'Armor (le village est situé vis-à-vis de Groix) ont également fait embarquer le clergé de Ploemeur, et les deux flottilles, avançant l'une vers l'autre, gagnent bientôt le milieu du Coureau. La plus grande des barques reçoit alors tous les prêtres, pendant que les deux croix paroissiales, inclinées, semblent se confondre en une complète union. A peine ce signal mystique est-il aperçu des autres embarcations, qu'un chant formidable, composé des voix des assistants, s'élève, dominant au loin les bruits de la mer et du rivage. Chant inculte, presque sauvage et pourtant doué d'une puissance communicative, d'une harmonie merveilleuse, tellement il vibre de chaleur d'âme, de radieuse, d'inébranlable espérance. Après cette première invocation, le silence s'établit; quelques gouttes d'eau lustrale sont jetées à l'horizon entier, et une prière fervente bénit la pêche future. Les deux croix marient encore une fois leurs bras dorés, enfin les flottilles retournent, l'une à Groix, l'autre à l'Armor, pendant que les chants reprennent plus vifs, plus éclatants, plus joyeux. (...) Mais la journée finit ainsi qu'elle a commencé, en fête...."
(Extrait de l'ouvrage "Le Littoral de la France - troisième partie de Lorient à La Rochelle - Victor Palmé éditeur 1886 - Numérisation Odile Halbert, 2007)

Photo Bruno Corpet le 29 juin 2008
Bref les traditions maritimes changent et c'est maintenant la SNSM qui est à l'honneur et fait lien avec l'île de Groix pour une démonstration de sauvetage en mer à l'issue de la cérémonie religieuse. La quasi absence de bateaux de plaisance est remarquable!
Cette année la fête des Coureaux commence par la bénédiction des gerbes pour les péris en mer à l'église Notre-Dame, suivie d'une procession vers le théâtre de l'océan.ou a lieu une messe avec bénédiction des coureaux et jets des gerbes en mer à la pointe de Errants face à l'île de Groix.

Photo Bruno Corpet le 29 juin 2008
Pas de bannière de Groix à l'horizon mais celle de Larmor est bien la, alors que le bagad de Ploemeur sonne la fin de la cérémonie religieuse.

Photo Bruno Corpet le 29 juin 2008
La fête des Coureaux trouve, sans doute, son origine dans le lien qui unissait les populations de l'île de Groix à celle du village de l'Armor lorsque la pêche à la sardine était leur principal moyen d'existence, comme le rappel ce texte :
"A l'heure désignée, les marins de Croix placent dans leurs barques le clergé de l'île, en ornements de fête, avec bannières déployées et croix processionnelle. Sur la terre ferme, les pêcheurs de l'Armor (le village est situé vis-à-vis de Groix) ont également fait embarquer le clergé de Ploemeur, et les deux flottilles, avançant l'une vers l'autre, gagnent bientôt le milieu du Coureau. La plus grande des barques reçoit alors tous les prêtres, pendant que les deux croix paroissiales, inclinées, semblent se confondre en une complète union. A peine ce signal mystique est-il aperçu des autres embarcations, qu'un chant formidable, composé des voix des assistants, s'élève, dominant au loin les bruits de la mer et du rivage. Chant inculte, presque sauvage et pourtant doué d'une puissance communicative, d'une harmonie merveilleuse, tellement il vibre de chaleur d'âme, de radieuse, d'inébranlable espérance. Après cette première invocation, le silence s'établit; quelques gouttes d'eau lustrale sont jetées à l'horizon entier, et une prière fervente bénit la pêche future. Les deux croix marient encore une fois leurs bras dorés, enfin les flottilles retournent, l'une à Groix, l'autre à l'Armor, pendant que les chants reprennent plus vifs, plus éclatants, plus joyeux. (...) Mais la journée finit ainsi qu'elle a commencé, en fête...."
(Extrait de l'ouvrage "Le Littoral de la France - troisième partie de Lorient à La Rochelle - Victor Palmé éditeur 1886 - Numérisation Odile Halbert, 2007)
Mots-clés : Groix, Larmor-Plage, histoire






Les compléments du Télégramme
Le Télégramme d'aujourd'hui donne des précisions sur cette "fête des coureaux", extraits :
"la statue de Notre Dame de Larmor a été transportée de l’église jusqu’à la messe en plein air, au théâtre de l’océan, par quatre jeunes filles en tenue traditionnelle blanche. La procession était ouverte par le bagad Sonerien Planvour (Ploemeur) ainsi que les cercles Armor Argoat (Lorient), Korollerien tud er Mor (Ploemeur) et Boked er lann (Larmor-Plage)."
"cérémonie, animée par la chorale paroissiale, et présidée par Jean Le Bérrigaud, aumônier de la mission de la mer, assisté par Michel Le Bouar aumônier de Lann Bihoué. Au même moment, une gerbe de fleur a été jetée en mer juste en face des gradins, sur la pointe des Errants, lieu où le chalutier La tanche avait sauté sur une mine allemande en juin 1940 avec plus de 200 personnes à bord."