Oct. 07 24

Version imprimable Extraction de sable, le conseil municipal de Larmor-Plage pour l'application du principe de précaution

un compte rendu à géométrie variable

Les lecteurs réguliers du blog, ne sont certainement pas étonnés (voir les précédents posts ici et la) par le titre "réchauffé" de ce billet, car c'est bien une actualité puisqu'il y a quelques jours encore, sur le site internet officiel de Larmor-Plage, on trouvait un compte rendu, à télécharger au format pdf de la séance du 21 mars 2007 comportant 22 pages, sans trace du bordereau concernant le projet d'extraction de sable entre Gâvres et Quiberon du groupe Lafarge, contesté par "Le Peuple des dunes" (faire un clic sur la bannière "un grain de sable pour Lafarge" pour connaître les arguments du collectif).

Aujourd'hui ce document téléchargeable, comporte une 23e page, ressucitant ce bordereau "oublié"!


Photo d'écran de la 23e page du compte rendu du 21 mars 2007


Objet : Projet d'extraction de sable de mer entre GÂVRES et QUIBERON


Par arrêté ministériel du 3 mai 2005, un permis de recherche de sable et granulats a été accordé pour 2 ans au groupe "cimentier" LAFARGE, permis dont la prorogation a été demandée le 15 janvier 2007 et qui pourrait déboucher sur une concession d'exploitation de 30 ans à raison de 600 000 tonnes de sable par an si les études en cours validaient le projet. Confiées au bureau SEAMER, ces études ne prennent pas en compte suffisamment la partie littoral et sont financées par le groupe LAFARGE lui même.
Une décision favorable qui résulterait de ces seules études limitées et cette situation de juge et partie ne sont pas de nature à lever le moindre doute sur une éventuelle atteinte à l'intégrité du site dunaire.
En effet, cette exploitation concernerait une zone de 3 à 4 KMF située à 3 miles nautiques du plus grand cordon dunaire de Bretagne qui vient d'être classé "site NATURA 2000" et auquel l'EUROPE vient d'accorder un financement de 700 000 € sur 5 ans pour sa préservation !
Tout près de là, le projet de la RIA d'ETEL vient d'être retenu par l'état pour expérimenter le nouveau concept de Gestion intégrée des Zones Côtières (GIZC) qui a pour vocation entre autres de mettre en place de nouvelles méthodes de concertation des acteurs locaux en lien avec le développement durable.
Ce paradoxe entre d'une part la volonté de l'Etat de préservation du site et d'autre part le fait qu'il laisse envisager une extraction sans garanties sérieuses du maintien de son intégrité ne peut que nous interpeller!

Dans ces conditions les Conseillers Municipaux au nom du principe de précaution demandent qu'avant toute décision toutes les études d'impact soient menées par des autorités indépendantes et incontestées en toute transparence sous le contrôle de l'Etat en concertation avec les élus et les diverses associations représentant tous les domaines concernés (environnement, pêche, plaisance, tourisme, etc ...).

Les élus du groupe de l'opposition demandent à Monsieur le Président de soumettre à l'assemblée cette motion.

Après la présentation de ce projet de bordereau, un débat associant M. MERCY, M. le Maire et M. COUGOULIC s'engage. A l'issu, le bordereau est ADOPTE à L'UNANIMITE.

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