Conseil municipal ordinaire à Larmor-Plage
encore un conseiller qui part
Hier soir j'ai assisté au conseil municipal de Larmor-Plage, avec une poignée de Larmorien, il faut d'ailleurs remarquer que rien n'ait fait pour qu'il y ait plus de monde, puisqu'il n'y a aucunes indications sur la porte, réglementairement ouverte, de la salle des fêtes et que la communication sur le sujet est réduite au minimum légal. Remarque ils ne perdent pas grand chose, car c'est long et rester à ne rien dire en écoutant les banalités d'une "chambre d'enregistrement" n'est pas motivant.
Va pour un compte rendu en essayant de vous restituer le peu de relief de la soirée à partir des notes prises.
On racle les fonds de tiroirs
Le slogan de la campagne des municipales "Avec Victor Tonnerre Larmor-Ensemble" n'est plus qu'un souvenir, pour la énième fois la séance du conseil municipal de Larmor débute par l'installation d'un conseiller et l'élection d'un adjoint au maire. Aujourd'hui le "disparu" est Gilles Ballanger, adjoint chargé des travaux, de l'urbanisme de l'environnement et du tourisme, il a démissionné de son poste de maire-adjoint mais aussi de celui de conseiller. Il est remplacé par Gérard Kermabon ancien conseiller d'opposition du temps de Georges Jégouzo qui doit reprendre du service, option qu'il n'avait sans doute pas envisagé quand il avait accepté d'être dernier sur la liste conduite par Victor Tonnerre. Hélène Kerbrat est élue cinquième adjointe en conservant les affaires scolaires - applaudissement du dernier carré des fidèles. C'est le maire qui indique prendre en main les charges de son adjoint : travaux, urbanisme, tourisme ! Peut-être espère-t-il qu'en travaillant plus il va gagner plus?
Petit Bouchon, un tour de chauffe
Le bordereau sur l'aménagement de la contre-allée du Petit Bouchon donne lieu a un petit échange aigre doux entre le maire et Claudine Albert conseillère d'opposition. Mais où s'arrête cette contre allée ? à la dernière maison, au dernier terrain constructible, au dernier poteau électrique, ... Leurs repères ne coïncides pas, et le maire finit par admettre qu'il n'a pas réunit la commission des travaux sur ce sujet, "je n'ai pas pu"...
Salle des algues, la bataille est gagné de justesse par le maire
Le bordereau, extension et rénovation de la salle communale des Algues, choix du maître d'oeuvre, est attaqué bille en tête par le maire "tout est légal, alors qu'il a été dit tout et n'importe quoi" à ce sujet. On apprend qu'il y a eu une dizaine de demandes d'information pour finalement n'avoir que deux propositions, le moins disant ayant été choisi.
Le premier à ouvrir le feu est Gérard Mercy, il aligne et compare les chiffres. Pour lui le prix de la rénovation/extension va revenir à 3136 € le m2 pour un agrandissement de 159 m2, estimation qu'il estime beaucoup trop élevé notamment si on compare ce chiffre avec les 1225 € pour l'hôpital de Lorient, 1395€ pour la salle des fêtes de Larmor et 1628€ pour la maison de l'enfance. Claude Bregeon est sur un autre registre, il trouve troublant le choix du cabinet d'architecture. Il s'étonne que l'appel d'offre n'est eu que deux propositions et surtout, que celle choisie provienne d'un architecte conseil de la mairie et que l'autre vienne d'un petit architecte inconnu de Vitré qui n'est peut-être même pas venu sur place à Larmor. Ils demandent le retrait du bordereau.
Maurice Cougoulic, pour l'opposition municipale, partage les doutes de Claude Brégeon, il s'interroge sur la légalité du choix du maître d'oeuvre et souligne que les associations n'ont pas données leur accord sur ce projet, mais seulement un accord de principe au fait qu'il y a un besoin que la salle actuelle ne peut plus satisfaire. Il demande l'ouverture d'une concertation plus large et le report du bordereau.
Dominique Pont, conseiller délégué au tourisme, intervient pour s'inquiéter du fait que le camping ne puisse utiliser cette salle et que le problème ne sera pas résolu par ces travaux. Il trouve aussi la procédure discutable et le coût trop élevé.
En réponse Victor Tonnerre : récuse les chiffres présentés, indique n'avoir pas de raisons de douter du travail de la commission de la commission d'appel d'offre, insiste sur l'accord des associations et sur le fait qu'il ne s'agit que du choix du maître d'oeuvre, "si le prix est exorbitant on ne le fera pas et on déclarera le marché infructueux". Il s'étonne de cette opposition, "nous arrivons en fin des travaux", Maurice Cougoulic rectifie le lapsus en indiquant "en fin de mandat"... Les petits mots fusent et une suspension de séance est demandé... Le maire donne 10 minutes.
Au retour, vote à bulletin secret. Résultat : 13 pour 12 contres et 3 abstentions... Le maire : "le projet est adopté avec une voix de majorité, bordereau suivant... Le 3 juillet de cette année l'étape précédente du même sujet avait également provoquée un débat animé débouchant sur un vote à bulletin secret : 15 voix pour, 10 contres et 2 abstentions.
Eaux usées un peu d'humour
Le bordereau indique "réhabilitation des eaux usées", il fallait lire réhabilitation des réseaux des eaux usées.
Ecole de football de l'US Goélands, pas de concertation
Gérard Mercy, assure qu'il n'est pas contre cette subvention, mais qu'il faut de la concertation et qu'il n'y a pas eu de réunion de la commission sport depuis le 18 novembre 2006, il demande le report du bordereau. Le maire passe au vote à main levé : 8 abstentions
Pêcheurs plaisancier, donner d'un bord et reprendre de l'autre
Maurice Cougoulic, est pour la subvention, mais trouve qu'il y a une certaine incohérence à trouver qu'ils font beaucoup pour la commune et que d'autre part on leur fasse payer un loyer pour l'utilisation du blockhaus... Maria Colas, ancienne première adjointe, ne peut s'empêcher de sourire en regardant le maire, et elle n'est pas la seule. Victor Tonnerre indique que c'est hors sujet.
Plan de zonage eau pluviales, des réponses surréalistes
Jean-René Gautron, plaide pour qu'il y ait également une étude sur les possibilités de récupération et d'utilisation des eaux de pluies, il s'indigne du fait que des Larmoriens fassent des forages en profondeur, pillant ainsi le bien commun.
Victor Tonnerre ne comprend pas l'intervention : "tout va bien" ; "il ne manque pas d'eau à Larmor" ; il n'a pas connaissance de ces forages, qui demandent une autorisation, et ne connaît que des utilisateurs de l'eau des anciens puits pour l'arrosage des jardins. Pour finir il indique que si les Larmoriens utilisaient moins l'eau fournie par un prestataire, celui-ci ne manquerait pas de s'en apercevoir et d'augmenter son prix !!! Réponse qui souligne l'intérêt et les compétences du maire de Larmor-Plage en ce qui concerne le Développement Durable et les problèmes liées à l'environnement.
Clôtures, il faudra une déclaration préalable
Le maire lit un texte abscont, copié collé d'un service quelconque sur l'importance des clôtures pour l'image collective de la commune. Jean-René Gautron s'offusque qu'il y ait des clôture trop hautes et d'autres "faisant la honte" de leur propriétaire, alors que le service espace verts de la municipalité fait un travail remarquable.
Ni l'un ni l'autre n'ont regardé les entrées de la commune, et notamment celle de Kermélo. De plus la transformation du paysage Larmorien en un banal et commun jardin fleuri, identique aux banlieues dortoirs riches de toutes les agglomérations, est d'une tristesse infinie. Les caractéristiques locales sont gommées, l'identité historique des lieux est oubliée, les plantes locales sont sacrifiées à l'exotisme, des pierres blanches fleurissent sans raison, etc
Lotissement Clos de Kervogam, une rue Eric Tabarly
Le maire indique qu'il a obtenu l'accord de l'épouse du navigateur, qu'il a bien connu, a la condition que cela soit pour une nouvelle voie, ce qui est le cas. Dominique Pont, n'est pas contre, mais demande au maire pourquoi il n'y a toujours pas une rue Edmond Le Coz, ancien maire maintenant décédé. Victor Tonnerre indique que c'est prévu mais que le lotissement, où se trouve la voie devant porter ce nom a pris du retard.
Les autres bordereaux n'ont pas donnés lieux à des échanges significatifs.
Mots-clés : conseil-municipal









